Devis sous 1 h · 7 j / 7Zone d'intervention : France entière
NPSNPSNettoyage & Débarras
Atelier nettoyage & débarras · France entière

Nettoyage après incendie —désuie et désodorisation ozone.

Désuie complète, désodorisation par ozone ou peroxyde d'hydrogène, coordination assurance et expert. On vous redonne un logement habitable, sans odeur tenace, sans trace.

Sinistre récent, expert qui passe demain : appelez pour caler la visite avant.

4,9/ 5 · 380 avis clients vérifiés
Le problème

Une scène d'incendie, c'est trois sinistres superposés : thermique, chimique, hydrique.

La combustion a libéré des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) cancérogènes (benzo[a]pyrène, fluoranthène, naphtalène), des suies chargées en chlorures issus de la pyrolyse du PVC et du PER, des composés organiques volatils (formaldéhyde, acroléine, mercaptans), du monoxyde de carbone résiduel et des particules ultrafines (PM2,5 et PM10) qui se déposent en couches micrométriques sur l'ensemble des surfaces, y compris dans les vides de cloison, les gaines techniques et les conduits de ventilation. Cette contamination invisible et inhalable dépasse largement le périmètre visuellement carbonisé. L'eau d'extinction projetée par les pompiers (souvent plusieurs centaines à plusieurs milliers de litres selon ampleur) a saturé plâtres, isolants, sous-couches et chapes, déclenchant un risque fongique parallèle dès H+48 sur cellulose imprégnée (Aspergillus niger, Cladosporium herbarum, Stachybotrys chartarum). Le sinistre est donc triple : thermique (zones calcinées et déformées par la chaleur), chimique (HAP, COV, suies acides) et hydrique (saturation hygrométrique des supports cellulosiques). La désuie, la désodorisation par ozone et l'assèchement doivent être traités en séquence stricte, jamais en parallèle, sous protection respiratoire FFP3, combinaison Type 5/6, gants nitrile longs et masques cartouches A1B1E1 sur la phase chimique. La fenêtre d'intervention utile sur la phase suie est de 72 heures avant que les chlorures ne déclenchent une corrosion irréversible sur métaux chromés, aluminium et cartes électroniques. La déclaration assurance est due sous 5 jours ouvrés au titre de l'article L.113-2 du Code des assurances, et conditionne la prise en charge intégrale au titre de la garantie incendie de votre multirisque habitation ou multirisque professionnelle.

Suie acide (chlorures, HAP) corrosive sur métaux chromés, alu, électronique

Composés organiques volatils imprégnés dans plâtres, textiles, isolants, fibres

Eau d'extinction provoquant risque fongique parallèle (EN 1650)

Risque sanitaire HAP cancérogènes + particules ultrafines respirables

Délai déclaration assurance 5 jours ouvrés (Code des assurances L.113-2)

Monoxyde de carbone (CO) résiduel à mesurer selon norme NF X 43-554 avant retour

Particules PM2,5 piégées en suspension et redéposées sur surfaces propres en quelques heures

Équipe NPS devant le van avec équipement de nettoyage
10 ans d'expertise 2016-2026
Notre équipe

Une équipe formée, identifiable, à votre rencontre.

Pas de sous-traitance, pas d'intérimaires de dernière minute. Chaque intervention est coordonnée par un chef de chantier dédié qui pilote une équipe en CDI, formée à nos protocoles et entièrement assurée RC Pro.

  • 100 % en CDI — vs 17 % de moyenne dans le secteur
  • Uniformes et véhicules identifiables — vous savez immédiatement qui se présente
  • Formation continue— protocoles d'hygiène, bionettoyage, sécurité chantier
Faire intervenir l'équipe
Le coût d'attendre

Chronologie technique d'une scène d'incendie laissée en l'état.

Chaque palier temporel déclenche un changement de protocole technique majeur : du nettoyable au remplaçable, du désodorisable au reconstructible, du remboursable au discuté. Une scène d'incendie évolue continuellement après le départ des pompiers : la suie sèche oxyde les métaux, les composés organiques volatils migrent par capillarité dans les supports poreux, l'eau d'extinction percole en profondeur et alimente un cycle fongique parallèle. La fenêtre conservatoire utile est étroite et impose une mobilisation rapide avec un protocole précis. Voici la séquence réelle observée sur des centaines de chantiers post-incendie consolidés, avec les seuils techniques au-delà desquels les options se referment. Cette grille structure aussi le dialogue avec l'expert d'assurance mandaté et permet de défendre le périmètre indemnitaire avant que des pièces ne basculent en irrécupérable.

H+72 : corrosion acide des métaux

Suie chargée en chlorures issus de la pyrolyse du PVC, du PER et de certains plastiques attaque chimiquement chrome, aluminium, étain, cuivre et cartes électroniques. Le mécanisme : les chlorures réagissent avec l'humidité ambiante pour former de l'acide chlorhydrique en surface, qui ronge les revêtements protecteurs et oxyde les substrats. Au-delà de 72 heures sans désuie, mobilier inox (électroménager, plans de travail, robinetterie), aluminium (fenêtres, cadres de tableaux), bijouterie et électronique grand public (ordinateurs, hi-fi, électroménager connecté) basculent en irrécupérable. La désuie sèche par aspiration HEPA H13 puis humide aux éponges chimiques alcalines neutralise la suie avant corrosion. Premier indicateur visuel : apparition de piqûres ponctuelles sur les chromes et matités sur l'alu, qui marque le point de non-retour pratique.

J+7 : ancrage moléculaire des odeurs

Les composés organiques volatils (acroléine, formaldéhyde, mercaptans, aldéhydes, ammoniac issu de la dégradation des protéines des isolants laine) quittent progressivement la phase gazeuse volatile pour s'ancrer durablement dans les supports poreux : plâtre cartonné, parpaing brut, isolant cellulose ou chanvre, parquet massif, textiles imprégnés (canapés, matelas, rideaux). L'ancrage moléculaire fait passer la neutralisation par ozonisation d'un cycle court (2-3 jours) à un cycle long (5-7 jours), avec parfois nécessité de complément par thermo-nébulisation de biocide désodorisant. Sur cloisons à très forte porosité (plâtre ancien, brique creuse), certains supports doivent malgré tout être déposés et remplacés si la neutralisation ne franchit pas le test olfactif contradictoire en sortie.

J+14 : forclusion assurance + contestation périmètre

Délai légal de 5 jours ouvrés dépassé sans déclaration documentée à votre assureur (article L.113-2 du Code des assurances) : prise en charge réduite proportionnellement au préjudice subi par l'assureur du fait du retard, voire refus partiel sur le périmètre élargi. L'expert mandaté conteste le périmètre revendiqué faute de pièces métriques initiales (photos avec témoin d'échelle, cartographie de la propagation, inventaire contradictoire). Sans nos pièces opposables transmises dès J+1, l'indemnisation se négocie poste par poste à votre désavantage. Les chocs post-traumatiques associés à l'incendie expliquent que nombre de sinistrés laissent passer ce délai : c'est précisément le moment où l'astreinte technique doit compenser.

J+30 : perte définitive du mobilier semi-sauvable

Bois massifs, métaux peints, céramiques, faïences, verre, mobilier ancien et électroménager standard qui auraient été désuiables dans la fenêtre des 72 heures passent en remplacement après un mois d'exposition à la suie acide et aux COV ancrés. La valeur résiduelle du sinistre côté contenu s'effondre, et l'indemnisation contractuelle (application de la vétusté) ne compense pas le coût de remplacement à neuf des biens perdus. Sur biens à forte valeur sentimentale (photos, livres, papiers de famille, objets souvenirs), la perte est irréparable au-delà de cette fenêtre, alors qu'une désuie rapide aurait permis de sauver l'essentiel par traitement individuel délicat.

Retour au logement sous risque HAP

Particules ultrafines de suie (PM2,5 et inférieures à 1 µm) restent en suspension dans l'air confiné et se redéposent sur les surfaces nettoyées en quelques heures à quelques jours, créant une recontamination continue. Exposition respiratoire chronique aux Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques cancérogènes (benzo[a]pyrène, naphtalène, fluoranthène) pour les occupants, particulièrement les enfants et personnes vulnérables. Symptômes possibles : toux persistante, irritation oculaire, céphalées, asthme aggravé. Sans désuie complète et sans ozonisation neutralisant les COV ancrés, ces particules continuent à se redéposer pendant des mois. Un test de qualité d'air intérieur post-traitement (CO résiduel selon norme NF X 43-554, COV, particules fines) est notre standard sur logement avec occupants vulnérables.

Cycle fongique parallèle activé par l'eau d'extinction

Plâtres et isolants saturés par les lances à eau des sapeurs-pompiers (souvent plusieurs centaines à plusieurs milliers de litres déversés en intervention) : amorçage fongique EN 1650 dès 48 heures avec Aspergillus, Cladosporium, parfois Stachybotrys sur cellulose chargée. Si le sinistre incendie n'est pas traité dans la fenêtre conservatoire, le sinistre dégât des eaux parallèle non plus, et les deux pathologies se renforcent mutuellement : l'humidité fixe les odeurs de combustion et accélère la corrosion des métaux par les chlorures. Le protocole technique impose donc un traitement séquentiel et simultané des deux dimensions : désuie sous EPI puis assèchement forcé par déshumidificateurs Trotec et application de biocide fongicide EN 1650 sur supports cellulosiques.

Refus indemnisation et recours médiation FFSA

Sur sinistre incendie mal documenté ou contesté par l'expert mandaté (origine non établie, doutes sur la cause, suspicion d'imprudence ou de défaut d'entretien d'installation électrique), l'assureur peut notifier un refus partiel ou total d'indemnisation. Le recours passe par la médiation FFSA (Fédération Française des Sociétés d'Assurance) ou la Médiation de l'Assurance, saisissable gratuitement après réponse écrite et motivée de votre assureur. Délai d'instruction 90 jours en moyenne. Sans dossier technique opposable transmis dès J+1 (cartographie de la propagation, photos métriques, inventaire contradictoire des irrécupérables, BSD, attestation d'ozonisation, mesures qualité de l'air), le médiateur ne peut faire valoir votre position. Notre protocole construit ce dossier par défaut.

Notre méthode

Notre protocole post-incendie en 5 phases, sous EPI et confinement.

Méthode rodée en coordination avec les principaux experts d'assurance (MAIF, AXA, MMA, Generali, Crédit Mutuel, Allianz) sur des centaines de chantiers post-incendie consolidés. Le protocole est conçu pour traiter simultanément les trois sinistres superposés (thermique, chimique, hydrique) sans contamination croisée vers les pièces saines, en restituant un logement habitable, désodorisé et désuié dans les délais d'expertise de l'assureur. Objectif technique : neutralisation complète des HAP, des COV ancrés et des particules ultrafines, avec test de qualité d'air intérieur conforme à la norme NF X 43-554 sur le monoxyde de carbone résiduel. Objectif assurantiel : dossier d'indemnisation aux postes normalisés assurance, opposable au gestionnaire sinistre, à l'expert mandaté, et en recours à la médiation FFSA en cas de désaccord. Chaque phase produit ses livrables techniques (photos métriques, attestations, BSD, mesures de l'air, courbes hygrométriques) attendus par défaut par votre compagnie d'assurance.

1. Diagnostic technique + confinement de la scène

Visite sous 4-12 heures par chef de chantier expérimenté équipé EPI niveau 2 (combinaison Type 5/6, FFP3, cartouches A1B1E1 sur vapeurs organiques résiduelles). Cartographie précise de la propagation : zones thermiquement calcinées, zones noircies par suie sèche, zones imbibées de suie grasse (combustion incomplète), zones saturées par l'eau d'extinction des pompiers. Identification des supports irrécupérables (textiles imprégnés, isolants saturés, mobilier carbonisé, électronique exposée) versus les supports sauvables après désuie (bois massifs, métaux non chromés, céramiques, verre, faïence). Mise en place d'un confinement plastique étanche avec sas d'accès pour bloquer la diffusion des HAP cancérogènes et des particules ultrafines PM2,5 vers les pièces saines du logement. Photos métriques avec témoin d'échelle datées et géolocalisées pour l'expert d'assurance mandaté. Devis ferme aux postes normalisés assurance remis sous 1 heure après visite.

2. Dépose sélective et évacuation tracée

Sur la base de l'inventaire contradictoire établi avec vous : mobilier brûlé ou carbonisé, textiles imprégnés (canapés, matelas, rideaux, tapis, vêtements en contact direct), isolants laine minérale ou chanvre saturés d'eau d'extinction, revêtements de sol calcinés (PVC fondu, parquet stratifié gondolé, moquette imbibée), plaques de plâtre noircies en profondeur ou délaminées par l'humidité. Dépose et évacuation en filière agréée avec bordereau de suivi des déchets (BSD) tracé : copie au client, copie à l'expert, archivage 5 ans. Inventaire contradictoire des éléments éliminés (quantités en m² ou unités, nature, état, valeur déclarée si demandée pour les biens), opposable à l'expert mandaté et au gestionnaire sinistre pour l'indemnisation du poste mobilier-contenu. Pièces semi-sauvables conservées en zone tampon sèche pour désuie individuelle ultérieure (boiseries pleines, métaux non chromés, objets souvenirs, livres récupérables).

3. Désuie multi-protocole sous EPI complet

Équipe en combinaisons Type 5/6 (étanchéité aux particules solides et projections liquides limitées), demi-masques FFP3 (filtration ≥ 99 % sur particules), cartouches A1B1E1 sur la phase chimique (vapeurs organiques résiduelles : acroléine, formaldéhyde, mercaptans), gants nitrile longs, surchaussures jetables. Aspiration HEPA classe H13 (efficacité 99,95 % sur particules de 0,3 µm) sur les particules sèches : plafonds, murs, sols, mobilier sauvable, vides de cloison accessibles, conduits VMC démontables, gaines techniques. Brossage manuel adapté aux supports (brosses douces sur surfaces vernies, plus dures sur murs bruts). Éponges chimiques anhydres sur suie grasse (combustion incomplète) pour éviter de l'étaler par lavage humide trop précoce. Lavage alcalin (solution savonneuse à pH 9-10) sur supports lavables après désuie sèche initiale. Reprise par lavage neutre en finition. Tous les déchets de désuie collectés dans des sacs étanches étiquetés et évacués en filière agréée.

4. Désodorisation ozone + thermo-nébulisation

Ozonisation en pièce confinée pendant 3 à 7 jours selon l'ancrage moléculaire des composés organiques volatils (ancrage léger sur sinistre frais < 72 h, ancrage fort sur sinistre > J+7). Générateur d'ozone professionnel calibré 10 à 40 g/h selon volume de la pièce (de 30 à 200 m²), zone obligatoirement signalée par affichage et inaccessible aux personnes et animaux pendant tout le cycle. L'ozone (O3) oxyde les molécules odorantes au niveau moléculaire en cassant les liaisons C-H et C=C des COV, sans masquage parfumé : neutralisation réelle, pas dissimulation. Thermo-nébulisation de biocide désodorisant en complément sur cloisons à forte porosité (plâtre ancien, brique creuse, parpaing brut) : la nébulisation crée des microparticules qui pénètrent dans les micropores du support et neutralisent les COV ancrés. Test olfactif contradictoire en sortie réalisé avec vous, mesure du monoxyde de carbone résiduel selon norme NF X 43-554, mesure de l'ozone résiduel par capteur portable avant retour des occupants (seuil OMS 0,1 ppm).

5. Assèchement parallèle et traitement fongicide

Sur sinistre avec eau d'extinction (cas quasi systématique), installation de déshumidificateurs Trotec à condensation ou à adsorption selon température ambiante, de 50 à 100 L/jour de capacité, dimensionnés au volume traité. Mesures hygrométriques quotidiennes à l'hygromètre capacitif Testo 616 sur points référencés. Courbe de séchage tracée jour par jour, transmise à l'expert. Critère d'arrêt : humidité résiduelle des supports sous 18 % HR avec stabilité sur 48 heures. Application de biocide fongicide homologué EN 1650 et TP2 sur supports cellulosiques ayant dépassé 25 % HR plus de 48 heures (placos cartonnés, sous-couches, isolants), à concentration nominale et temps de contact contractuel. Ce traitement parallèle évite l'amorçage fongique post-incendie (Aspergillus, Cladosporium) sur supports déjà fragilisés par la chaleur.

6. Restitution + dossier expert assurance conforme

Visite de réception contradictoire avec vous et avec l'expert mandaté si requis par l'assureur, vérification point par point des zones traitées. Fiche d'intervention contradictoire signée mentionnant : zones désuiées, supports déposés et évacués, biocides utilisés avec homologation TP, durée d'ozonisation, mesures de qualité de l'air (CO selon NF X 43-554, ozone résiduel), mesures hygrométriques de sortie. Dossier complet d'indemnisation transmis à votre assureur sous 24 heures : devis détaillé aux postes normalisés assurance, photos métriques avant/après datées et géolocalisées, cartographie initiale de la propagation, inventaire contradictoire des irrécupérables, attestation d'ozonisation avec durée et générateur utilisé, attestation biocide avec numéro de lot et d'homologation TP2, BSD pour chaque évacuation, courbes hygrométriques signées, fiche de réception. Coordination directe avec l'expert pour fermeture rapide du dossier d'indemnisation. En cas de contestation ultérieure, dossier opposable en médiation FFSA.

Pourquoi nous

Six garanties techniques opposables post-incendie

Sur sinistre post-incendie, l'écart entre un nettoyage classique et un protocole opposable à l'expert d'assurance se mesure en EPI engagés, en homologations biocides, en attestations d'ozonisation, en BSD tracés, en mesures de qualité d'air conformes aux normes en vigueur. Voici les six engagements techniques que nous tenons par défaut sur chaque chantier post-incendie consolidé, sans option ni supplément, et qui font la différence en cas de contestation par l'expert mandaté, par le syndic en copropriété multi-lots, ou en cas de recours auprès de la médiation FFSA après refus partiel d'indemnisation.

Techniciens habilités EPI niveau 2 + cartouches A1B1E1

Salariés CDI formés en interne à la désuie post-incendie selon protocole rodé sur plusieurs centaines de chantiers consolidés, avec recyclage annuel et habilitations Certibiocide pour la manipulation des biocides homologués TP2/TP4. Équipement EPI niveau 2 systématique sur scène d'incendie : combinaisons jetables Type 5/6, demi-masques FFP3 (filtration ≥ 99 % sur particules fines), masques cartouches A1B1E1 pour les vapeurs organiques résiduelles (acroléine, formaldéhyde, mercaptans, ammoniac), gants nitrile longs, surchaussures jetables, lunettes hermétiques sur projection. Briefing chef de chantier avant chaque intervention sur scène d'incendie pour qualification du risque, identification des supports irrécupérables et planification des phases de traitement. Aucun technicien sans EPI ne pénètre la scène.

Ozoniseurs industriels et thermo-nébuliseurs

Parc d'équipements professionnels propriétaires : générateurs d'ozone industriels d'une capacité 10 à 40 g/h calibrés pour pièces de 30 à 200 m², avec programmateurs intégrés et capteurs de concentration intégrés, étalonnés annuellement. Pas du matériel grand public type ozoniseurs de salle de bain qui plafonnent à 0,5-2 g/h et qui ne permettent pas de neutraliser les COV ancrés. Thermo-nébuliseurs professionnels en complément sur cloisons à forte porosité (plâtre ancien, brique creuse, parpaing brut) : la nébulisation à chaud crée des microgouttelettes qui pénètrent les micropores du support et neutralisent les composés odorants ancrés en profondeur. Capteurs portables de mesure d'ozone résiduel et de CO selon norme NF X 43-554 pour validation contradictoire de la qualité de l'air avant retour des occupants.

Coordination expert et calendrier d'expertise

Interfaçage direct avec l'expert d'assurance mandaté par votre compagnie : respect strict de son calendrier de visite contradictoire sur place, transmission proactive des photos métriques avec témoin d'échelle, de la cartographie de propagation, de l'inventaire contradictoire des irrécupérables, des devis aux postes normalisés assurance (confinement, désuie, ozonisation, remise en propreté), factures conformes aux exigences d'indemnisation. Sur sinistre majeur ou contesté, échanges techniques avec l'expert sur les points sensibles (périmètre indemnitaire, application de la vétusté, qualification des biens sauvables vs irrécupérables). Sur sinistre copropriété, échange également avec le syndic, l'assureur de l'immeuble, et si nécessaire saisine du Bureau Information Médiation pour arbitrage.

Confinement de scène + aspiration HEPA H13

Confinement plastique étanche posé en porte d'entrée de la scène d'incendie avec sas d'accès, pour bloquer la diffusion des HAP cancérogènes (benzo[a]pyrène, naphtalène, fluoranthène) et des particules ultrafines PM2,5 vers les pièces saines du logement ou de l'immeuble. Sur sinistre étendu, mise en dépression de la zone confinée par extracteur HEPA H13 (efficacité 99,95 % sur particules de 0,3 µm). Aspirateurs HEPA H13 en équipement standard de chaque équipe de désuie : pas de remise en suspension des particules pendant les opérations. Méthode appliquée en désamiantage et transposée à la désuie post-incendie : pas de recontamination des zones non sinistrées, retour à l'usage normal des pièces saines pendant la durée du chantier sur la zone sinistrée.

Présence humaine sur un moment difficile

Beaucoup de sinistrés d'incendie sont en choc post-traumatique : perte d'objets souvenirs, de papiers de famille, d'animaux parfois, peur du retour, culpabilité éventuelle si origine domestique (cuisine, bougie, court-circuit). Nos chefs de chantier sont formés à l'écoute active et à l'accompagnement émotionnel discret, sans intrusion ni jugement. Intervention organisée pour respecter votre temps de deuil matériel, avec proposition systématique de sauver d'abord les objets personnels semi-sauvables (photos, papiers de famille, souvenirs) par traitement individuel délicat avant désuie générale. Coordination possible avec la cellule d'aide aux victimes de votre mairie ou de votre assurance, et avec un psychologue si demandé. Sur sinistre avec enfants, prise en compte renforcée et organisation des passages techniques en leur absence.

Visite sous 4-12 h, mobilisation sous 24-48 h

Astreinte 7 jours sur 7, nuits et jours fériés inclus, 365 jours par an, pour le diagnostic initial post-pompiers. Visite de qualification sous 4 à 12 heures selon zone géographique et heure d'appel. Mobilisation effective de l'équipe de désuie sous 24 à 48 heures selon ampleur. Sur incendie, la fenêtre d'intervention utile est de 72 heures avant que la suie chargée en chlorures ne devienne corrosive sur métaux chromés, aluminium et électronique : nous tenons systématiquement ce délai. Sur sinistre frais (moins de 24 h après l'extinction), mobilisation possible le jour même selon disponibilité d'équipe et de zone. La rapidité d'intervention sur la phase chimique conditionne directement la valeur résiduelle du sinistre, c'est-à-dire ce qui sera sauvable versus ce qui devra être remplacé.

Le déroulé

Du diagnostic post-pompiers à la fiche d'intervention signée

Le déroulé d'un chantier post-incendie suit une logique technique stricte conditionnée par la nature triple du sinistre (thermique, chimique, hydrique) et une logique assurantielle parallèle calée sur les délais de l'expertise. Voici les six étapes de notre protocole standard, du décroché astreinte post-pompiers à la transmission du dossier complet au gestionnaire sinistre, en passant par le confinement, la désuie multi-protocole, l'ozonisation et la validation contradictoire de la qualité de l'air. Chaque étape produit des livrables opposables (photos métriques, attestations, BSD, mesures CO selon NF X 43-554) attendus par défaut par votre compagnie d'assurance.

5-10 min

Décroché astreinte + qualification

Décroché immédiat par un chef de chantier qualifié, jamais par un standard téléphonique externalisé ni par un répondeur, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, nuits et fériés inclus. Qualification structurée du sinistre selon la grille interne : type d'incendie (cuisine avec feu de friteuse, chambre avec court-circuit, salon avec feu de cheminée mal éteint, incendie étendu sur plusieurs pièces, incendie venant d'un voisin par propagation latérale), surface impactée approximative en m², étage et configuration du logement, présence d'eau d'extinction (quasi systématique après passage des pompiers), expert d'assurance mandaté ou non, présence d'occupants relogés ou non, animaux à reloger éventuellement, état de la fenêtre conservatoire (sinistre frais < 24 h, sinistre J+1 à J+3, sinistre tardif > J+5). Conseils gestes conservatoires immédiats donnés au téléphone : ne pas pénétrer la scène sans protection respiratoire (HAP cancérogènes en suspension), aérer si température permet, ne toucher à rien, photographier exhaustivement. Visite de diagnostic programmée sous 4 à 12 heures avec ETA précise communiquée au client. Ouverture d'un dossier interne avec numéro de référence transmis par SMS et email pour traçabilité.

Sous 4-12 h, devis 1 h

Visite technique + devis ferme

Arrivée de l'équipe sur site avec véhicule équipé du matériel d'urgence (EPI Type 5/6, FFP3, cartouches A1B1E1, aspirateurs HEPA H13 portables, kit d'inventaire contradictoire, hygromètres étalonnés, capteurs CO et ozone, kit photo métrique). Mise en place immédiate du confinement plastique en porte d'entrée de la scène pour bloquer la diffusion des HAP vers les pièces saines. Cartographie précise de la propagation : zones thermiquement calcinées (souvent réduites au foyer d'origine), zones noircies par suie sèche (combustion complète), zones imbibées de suie grasse (combustion incomplète, plus difficile à désuier), zones saturées par l'eau d'extinction des pompiers. Inventaire contradictoire des éléments irrécupérables (mobilier brûlé, textiles imprégnés, isolants saturés, revêtements calcinés, électroménager exposé à la suie acide) et des éléments sauvables après désuie (bois massifs, métaux non chromés, céramiques, verre, faïence, objets souvenirs récupérables). Photos métriques avec témoin d'échelle (mètre rigide ou réglet calibré) sur chaque zone identifiée, datées et géolocalisées pour l'expert d'assurance. Devis ferme aux postes normalisés assurance remis sous 1 heure après visite, signé contradictoirement avant démarrage. Sur sinistre majeur, mobilisation immédiate d'une équipe renforcée et démarrage du chantier dans la foulée.

Sous 24 h

Coordination expert et calendrier d'assurance

Mise en relation immédiate avec votre assureur ou coordination directe si l'assureur est joignable. Ouverture du dossier sinistre incendie sous la référence appropriée, transmission des photos métriques, de la cartographie de propagation, de l'inventaire contradictoire des irrécupérables, et du devis ferme pour démarrer la procédure d'indemnisation dès J+1 ouvré. Calage de la visite contradictoire avec l'expert d'assurance mandaté dans les 5-10 jours suivant la déclaration sinistre, à votre convenance et selon disponibilité de l'expert. Préparation de la visite : briefing technique anticipé avec l'expert sur les points sensibles (périmètre indemnitaire, supports sauvables vs irrécupérables, durée prévue d'ozonisation, application de la vétusté contractuelle). Sur sinistre copropriété, échange également avec le syndic et l'assureur de l'immeuble pour qualification de l'origine et partage des responsabilités. Suivi téléphonique du dossier deux fois par semaine jusqu'à clôture, avec transmission des photos d'avancement au gestionnaire sinistre.

5 à 15 jours selon ampleur

Intervention encadrée sous EPI

Démarrage du chantier dès signature du devis et après confinement complet. Phase 1 : dépose sélective des matériaux irrécupérables avec inventaire contradictoire, évacuation en filière agréée avec bordereau de suivi des déchets (BSD) tracé, copie au client et à l'expert. Phase 2 : désuie multi-protocole sous EPI complet, aspiration HEPA H13 sur les particules sèches (plafonds, murs, sols, mobilier sauvable, vides de cloison accessibles, conduits VMC démontables), brossage adapté aux supports, éponges chimiques anhydres sur suie grasse, lavage alcalin puis lavage neutre sur supports lavables. Phase 3 : assèchement parallèle par déshumidificateurs Trotec 50-100 L/jour si eau d'extinction, mesures hygrométriques quotidiennes au Testo 616, biocide fongicide EN 1650 sur supports cellulosiques à risque. Phase 4 : ozonisation en pièce confinée 3 à 7 jours selon ancrage moléculaire des COV, thermo-nébulisation de biocide désodorisant sur cloisons à forte porosité. Photos quotidiennes d'avancement transmises à l'expert d'assurance. Test olfactif contradictoire avec vous en sortie d'ozonisation, mesure du CO résiduel selon norme NF X 43-554, mesure de l'ozone résiduel par capteur portable avant validation du retour des occupants.

0,5 jour, fin de chantier

Tests qualité de l'air et validation contradictoire

Sur logement avec retour d'occupants vulnérables (enfants en bas âge, asthmatiques, personnes immunodéprimées, personnes âgées), batterie complète de mesures de qualité de l'air intérieur. Mesure du monoxyde de carbone résiduel selon norme NF X 43-554 sur les points sensibles (zones proches du foyer initial, conduits VMC, points bas où le CO peut stagner) : seuil ANSES de référence 10 ppm sur 8 heures pour exposition prolongée. Mesure des composés organiques volatils résiduels par sonde portable. Mesure des particules fines PM2,5 et PM10 par compteur optique. Mesure de l'ozone résiduel post-traitement (seuil OMS 0,1 ppm, seuil ANSES habitat 0,05 ppm). Test olfactif contradictoire avec vous en parcours systématique des pièces traitées. Sur logement avec animaux, vérification particulière des points bas où les rongeurs et petits mammifères sont plus exposés. Documentation chiffrée de chaque mesure, avec horodatage et localisation précise, opposable à l'assurance, à la médecine du travail si bureau ou commerce, et au médecin traitant si demandé.

Immédiate, fin de chantier

Réception contradictoire + dossier indemnisation

Visite de réception contradictoire avec vous et avec l'expert d'assurance mandaté si requis, vérification point par point des zones traitées, contrôle visuel des supports sauvés et des supports remplacés. Fiche d'intervention contradictoire signée par le chef de chantier et par vous, mentionnant : zones traitées, supports déposés et évacués avec quantités, biocides utilisés avec homologation TP, durée d'ozonisation, mesures de qualité de l'air (CO selon NF X 43-554, ozone résiduel, COV, particules), mesures hygrométriques de sortie sous 18 % HR. Dossier complet d'indemnisation transmis à votre assureur sous 24 heures : devis détaillé aux postes normalisés assurance, photos métriques avant/après datées, cartographie initiale de propagation, inventaire contradictoire des irrécupérables, attestation d'ozonisation avec durée et générateur utilisé, attestation biocide avec numéros de lot, BSD pour chaque évacuation, courbes hygrométriques signées, mesures qualité de l'air horodatées, fiche de réception signée, facture conforme. Sur sinistre copropriété, copie transmise au syndic et à l'assureur immeuble. Coordination directe pour fermeture rapide du dossier. En cas de contestation ultérieure par l'expert, dossier opposable en médiation FFSA.

Couverture nationale

Nous sommes
très proches de vous.

Nos équipes interviennent sur toute la France métropolitaine — des grandes métropoles aux villes moyennes. Devis sous 1 h, intervention coordonnée par un chef de chantier dédié.

Régions & villes couvertes

Témoignages clients

Témoignages sinistrés et experts

4,9 / 5 sur avis clients vérifiés
Incendie dans la cuisine. L'odeur de fumée semblait indélébile. Désodorisation ozone : plus la moindre trace en 48 h. Je leur dois un retour à la normale.
Inès F.Particulier · Saint-Denis
Dossiers d'incendie complets : photos, attestations désodorisation, factures conformes. Mes sinistres se ferment plus vite avec eux.
Marc B.Expert d'assurance · Paris 9
Toute la maison à traiter après feu de chambre. 5 jours de chantier, restitution comme s'il ne s'était rien passé. Mes enfants ont pu revenir sereins.
Pierre L.Particulier · Pantin
Feu en cuisine, restaurant à rouvrir vite. Désuie + ozone en 4 jours, conformité hygiène ré-évaluée. J'ai pu rouvrir.
Sophie R.Restaurateur · Levallois
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Foire aux questions

Questions techniques après incendie

Tout ce que les clients nous demandent avant de signer.

Sous quel délai technique intervenez-vous après le passage des pompiers ?

Visite de diagnostic sous 4 à 12 heures, intervention de désuie effective engagée sous 24 à 48 heures, 7 jours sur 7, nuits et jours fériés inclus, 365 jours par an. Plus rapide en zone urbaine dense (Île-de-France, métropoles régionales) où nous avons des équipes d'astreinte décentralisées : ETA souvent 4-6 heures. Légèrement plus long en zone rurale : 8-12 heures. Sur sinistre frais (moins de 24 heures après l'extinction par les sapeurs-pompiers), nous pouvons mobiliser une équipe le jour-même selon disponibilité et zone géographique, avec véhicule équipé du matériel d'urgence (EPI Type 5/6, FFP3, cartouches A1B1E1, aspirateurs HEPA H13 portables, kit d'inventaire contradictoire). La fenêtre d'intervention utile est de 72 heures sur la phase chimique : au-delà, la suie chargée en chlorures (issus de la pyrolyse du PVC, du PER et de certains plastiques industriels) devient corrosive par formation d'acide chlorhydrique en surface au contact de l'humidité ambiante. Elle attaque alors chimiquement les métaux chromés (robinetterie, électroménager), l'aluminium (cadres, fenêtres), les cartes électroniques (TV, ordinateurs, hi-fi), faisant basculer du mobilier et de l'électroménager initialement semi-sauvables en irrécupérables. La courbe coût-temps s'inverse : intervenir vite sauve la valeur résiduelle du sinistre. La déclaration assurance est due sous 5 jours ouvrés à votre assureur conformément à l'article L.113-2 du Code des assurances. Nous fournissons immédiatement les pièces métriques nécessaires (cartographie de propagation, photos avec témoin d'échelle, inventaire contradictoire des irrécupérables) pour démarrer la procédure d'indemnisation dès J+1 ouvré, avec calage anticipé de la visite contradictoire de l'expert d'assurance mandaté.

L'odeur de combustion disparaît-elle réellement et par quel mécanisme ?

Oui, totalement, à condition de respecter la séquence technique stricte : désuie d'abord, ozonisation ensuite. Tenter d'ozoniser sans désuie préalable revient à faire tourner un générateur d'ozone sur des particules de suie déposées qui continuent à réémettre les COV : effet quasi nul, gaspillage de cycles d'ozonisation. La désuie élimine la source physique des odeurs : particules de suie sèche déposées (aspiration HEPA H13), suie grasse de combustion incomplète (éponges chimiques anhydres), résidus carbonés en surface (brossage et lavage alcalin). Cette phase représente 60-70 % de l'élimination olfactive sur sinistre frais. L'ozonisation neutralise ensuite la fraction résiduelle, c'est-à-dire les composés organiques volatils (COV : acroléine, formaldéhyde, mercaptans, aldéhydes, ammoniac issu de la dégradation des protéines des isolants laine) qui sont ancrés moléculairement dans les supports poreux (plâtre, parpaing, parquet, textiles, isolants). Diffusion d'ozone (O3) en pièce confinée pendant 3 à 7 jours selon l'ancrage des composés et la porosité des supports. L'ozone, oxydant puissant, casse les liaisons C-H, C=C et C-S des molécules odorantes en les transformant en molécules non odorantes (CO2, H2O, sulfates). C'est radicalement différent d'un désodorisant parfumé qui masque les odeurs sans les neutraliser : avec un désodorisant, l'odeur de combustion revient dès que le parfum se dissipe ; avec l'ozonisation, les molécules sont littéralement détruites et l'odeur ne peut pas revenir. Sur cloisons à forte porosité (plâtre ancien, brique creuse, parpaing brut, isolant cellulose), nous complétons systématiquement par thermo-nébulisation de biocide désodorisant qui pénètre les micropores du support et neutralise les COV ancrés en profondeur, là où l'ozone gazeux ne pénètre que partiellement. Un test olfactif contradictoire est réalisé en sortie d'ozonisation avec vous, en parcours systématique des pièces traitées, fenêtres et placards ouverts. En cas de doute persistant sur une zone, prolongation du cycle d'ozonisation et second test. Validation finale par mesure de l'ozone résiduel (seuil OMS 0,1 ppm) avant retour des occupants.

Quel mobilier et quels supports peuvent être sauvés techniquement ?

Cela dépend du type de bien, de l'intensité du sinistre, de la durée d'exposition et de la nature des suies (sèches en combustion complète ou grasses en combustion incomplète). Sauvables après désuie sèche puis humide et ozonisation : bois massifs et plaqués épais (placage > 0,6 mm) non calcinés, juste enfumés ou superficiellement noircis ; bois de cuisines équipées hors zone de calcination ; métaux non chromés non corrodés (acier brut, fonte, cuivre épais) ; céramiques (faïences, sanitaires, vaisselle), verres (vitrages, miroirs, vaisselle), porcelaines, faïences ; pierre naturelle (marbre, granit, calcaire) ; cuir naturel non exposé directement à la flamme (canapés en cuir épais, sacs, chaussures de qualité) après désuie chimique adaptée ; livres et papiers à valeur sentimentale par traitement individuel délicat (ozonisation en chambre dédiée). Sauvabilité globale 70-90 % sur intervention rapide (< 72 h). Irrécupérables et à évacuer en filière agréée avec BSD : textiles imprégnés en profondeur (canapés tissu, matelas, oreillers, rideaux, tapis, vêtements directement exposés), mousses isolantes (capitonnage, isolation thermique tassée), isolants laine minérale ou chanvre saturés par l'eau d'extinction des pompiers, électronique grand public exposée à la suie acide (TV, ordinateurs, hi-fi, électroménager connecté), plaques de plâtre noircies en profondeur ou délaminées par l'humidité, parquet stratifié gondolé, moquette imbibée, papiers peints noircis. La sauvabilité est inférieure à 20 % et le coût de désuie individuelle dépasse la valeur de remplacement. Cas intermédiaires à arbitrer selon vétusté et valeur sentimentale : électroménager (lave-linge, four, frigo) hors zone de calcination directe : diagnostic électrique obligatoire avant remise sous tension, sauvabilité 40-60 % ; mobilier en aggloméré : sauvabilité limitée (le placage se décolle, la structure interne reste poreuse), souvent à remplacer ; bijoux en métaux précieux ternis : nettoyage spécialisé en chambre fermée ; objets souvenirs à forte valeur émotionnelle (photos de famille, papiers anciens, livres) : priorité absolue donnée à la sauvegarde par traitement individuel délicat, même partielle. Un inventaire contradictoire détaillé est établi avec vous au démarrage du chantier, opposable à l'expert d'assurance pour le poste mobilier-contenu du dossier d'indemnisation. Sur biens à forte valeur déclarée (œuvres d'art, bijoux, antiquités), expertise spécialisée externe possible avec accord de votre assureur.

Comment l'assurance prend-elle en charge et quelles pièces sont opposables ?

L'assurance multirisque habitation (MRH) couvre l'incendie au titre de la garantie incendie selon les conditions du contrat, sous réserve de la déclaration dans les 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre (article L.113-2 du Code des assurances). La garantie incendie est l'une des plus larges du contrat MRH : elle couvre les dommages directs causés par les flammes, les fumées, la chaleur, mais aussi les dommages causés par l'eau d'extinction des pompiers (subrogation à la garantie dégât des eaux dans la plupart des contrats), les dommages électriques par court-circuit, et parfois les dommages causés par la chute d'objets enflammés depuis un voisin. Un expert d'assurance est généralement mandaté au-delà d'un certain seuil financier (variable selon contrat, souvent à partir de 1 600 à 5 000 d'enjeu indemnitaire), avec mission d'objectiver l'origine du sinistre, qualifier le périmètre indemnitaire, vérifier l'application du contrat (garanties activables, exclusions éventuelles), estimer le montant au regard de la vétusté contractuelle. Sa visite contradictoire sur place a lieu dans les 5-10 jours suivant la déclaration. Sur sinistre majeur, intervention d'un investigateur (recherche d'origine technique, BIM ou organisme indépendant) pour qualifier la cause exacte (électrique, gaz, négligence, criminel). Le dossier que nous montons par défaut est conçu pour passer sans friction au crible de l'expertise : devis détaillé aux postes normalisés assurance (confinement, dépose sélective avec inventaire, désuie multi-protocole, ozonisation, thermo-nébulisation si requise, assèchement parallèle, remise en propreté), photos métriques avec témoin d'échelle avant et après chaque phase, datées et géolocalisées, cartographie initiale de la propagation, inventaire contradictoire des irrécupérables, attestation d'ozonisation avec durée et générateur utilisé, attestation biocide avec numéros d'homologation TP et lot, bordereau de suivi des déchets (BSD) pour chaque évacuation, courbes hygrométriques signées si eau d'extinction, mesures qualité de l'air (CO selon NF X 43-554, ozone résiduel), fiche d'intervention contradictoire signée par le chef de chantier et par vous, facture conforme au format attendu. Coordination directe avec l'expert et le gestionnaire sinistre pour fermeture rapide du dossier d'indemnisation, en moyenne 2 à 4 mois sur sinistre standard, 4 à 9 mois sur sinistre complexe. Sur sinistre copropriété, copie également transmise au syndic et à l'assureur de l'immeuble. En cas de contestation par l'expert (périmètre minoré, vétusté excessive, exclusion contestable), recours possibles en cascade : courrier de contestation argumenté à votre assureur avec pièces techniques nouvelles, saisine gratuite de la Médiation de l'Assurance ou de la médiation FFSA (délai d'instruction 90 jours), puis action judiciaire en dernier recours (prescription 2 ans).

Comment le devis est-il construit et quand est-il opposable ?

Devis ferme remis sous 1 heure ouvrée après visite technique sur place, détaillé aux postes normalisés assurance attendus par l'expert mandaté : confinement de la scène (m² de cloisonnement plastique posé), dépose sélective avec inventaire contradictoire des irrécupérables (unités et m²), désuie multi-protocole sous EPI (m² de surfaces traitées en désuie sèche, en désuie humide, en lavage alcalin), ozonisation avec durée chiffrée en jours et capacité du générateur en g/h, thermo-nébulisation si requise sur cloisons poreuses (m² traités), assèchement parallèle par déshumidificateurs (L/jour et nombre de jours), traitement fongicide EN 1650 sur supports cellulosiques à risque, remise en propreté finale avec détergents écolabellisés sur les espaces de vie. Quantités exprimées en m² traités, durée prévue jour par jour, équipe mobilisée (chef de chantier + techniciens habilités EPI niveau 2), EPI engagés (combinaisons Type 5/6, FFP3, cartouches A1B1E1, gants nitrile longs). Signé contradictoirement avant démarrage du chantier : il devient alors le document opposable en cas de litige avec l'assureur, l'expert mandaté ou la médiation FFSA. Aucun avenant facturé sans signature préalable du client. Si en cours de chantier des éléments nouveaux apparaissent (sinistre plus étendu que prévu visible après dépose des cloisons, supports cachés à traiter, ancrage des COV plus profond que prévu nécessitant prolongation d'ozonisation), arrêt de la facturation au poste concerné, photo, devis complémentaire signé par vous, reprise du chantier. Pas de mauvaise surprise en fin de facture. Points photo quotidiens transmis sur chantiers longs (sinistre étendu sur plusieurs pièces, ozonisation prolongée, assèchement complexe en parallèle) : envoi par email à votre gestionnaire sinistre et à vous tous les soirs, avec courte note descriptive de l'avancement. Cette traçabilité fluidifie le règlement et évite les contestations en fin de chantier.

Faut-il vider le logement avant votre intervention ?

Non, surtout pas. Il vaut mieux ne rien déplacer avant notre passage, pour plusieurs raisons techniques et assurantielles cumulatives. Raison technique : un inventaire contradictoire des éléments à évacuer ou à conserver est indispensable pour le dossier d'indemnisation. Sans cet inventaire établi à chaud sur la scène, l'expert d'assurance ne peut pas qualifier objectivement le périmètre mobilier-contenu, et l'indemnisation est minorée par défaut. Nous trions sur place avec vous, pièce par pièce, élément par élément, en respectant votre temps émotionnel et les objets personnels (photos, papiers de famille, souvenirs) que la désuie individuelle permet souvent de sauver intégralement ou partiellement. Raison sanitaire : pénétrer la scène d'incendie sans protection respiratoire FFP3 expose à l'inhalation des HAP cancérogènes en suspension (benzo[a]pyrène, naphtalène), des composés organiques volatils résiduels (acroléine, formaldéhyde), des particules ultrafines PM2,5 qui restent en suspension pendant plusieurs jours après le départ des pompiers. Vous risquez des troubles respiratoires immédiats (toux, irritation oculaire, céphalées) et une exposition chronique aux cancérogènes en cas de manipulation sans protection. Raison logistique : déplacer des objets imprégnés de suie sans protocole de désuie individuelle revient à contaminer les zones saines du logement par dispersion des particules et des COV. Une fois la suie portée dans d'autres pièces, elle ne se nettoie pas par simple aspiration et nécessite désuie complète des zones nouvellement contaminées. Nous arrivons donc avec le matériel et les EPI nécessaires, et nous prenons en charge l'intégralité de l'opération de tri-désuie-évacuation dans la séquence technique appropriée. Les irrécupérables partent en filière agréée avec bordereau de suivi des déchets (BSD) tracé, les sauvables sont désuiés sur place ou en chambre dédiée puis ozonisés, et restitués en fin de chantier. Cette étape est aussi un moment important pour les sinistrés en choc post-traumatique : nos chefs de chantier sont formés à l'accompagner avec délicatesse, sans précipitation ni jugement.

L'ozone présente-t-il un risque pour les occupants et l'environnement ?

Pendant l'ozonisation : oui, l'ozone (O3) est un oxydant puissant aux propriétés irritantes pour les voies respiratoires (irritation pulmonaire dès 0,3 ppm, toux dès 1 ppm, danger grave au-delà). La zone traitée est donc obligatoirement confinée par cloisonnement plastique étanche, signalée par affichage Danger Ozone visible, inaccessible aux personnes et aux animaux pendant tout le cycle. Notre équipe pose les générateurs, programme la durée (3 à 7 jours selon ancrage moléculaire des COV), ferme la zone, et n'y pénètre plus pendant le cycle. Aucune présence humaine ni animale dans la zone ozonisée. Après aération complète post-traitement (30 à 60 minutes selon volume par ouverture de toutes les ouvertures) : l'ozone résiduel se redécompose spontanément en oxygène diatomique (O2) en quelques minutes à quelques heures selon ventilation, par simple instabilité moléculaire de l'O3. Aucun résidu chimique sur les surfaces, aucune imprégnation persistante dans les textiles ou la literie, aucun risque sanitaire post-aération. Mesure systématique de la concentration en ozone résiduel par capteur portable étalonné avant validation du retour des occupants : seuil OMS de 0,1 ppm (100 µg/m³) pour exposition prolongée, seuil ANSES recommandé 0,05 ppm en habitat. Si seuil dépassé, aération prolongée jusqu'à descente sous seuil. Impact environnemental : l'ozone produit par les générateurs est de l'O3 troposphérique, contrairement à l'ozone stratosphérique qui protège la planète. Sa demi-vie est courte (quelques heures dans l'air ambiant), il se redécompose en O2 sans résidu, sans rejet de gaz à effet de serre, sans pollution durable. Méthode utilisée en hygiène hospitalière (blocs opératoires, soins intensifs), en traitement de l'eau potable, en industrie agroalimentaire, et en remédiation post-sinistre depuis 30 ans, avec un recul très important sur son innocuité post-traitement. Après retour des occupants : aucun risque, l'air est plus pur qu'avant, les odeurs résiduelles sont neutralisées, les surfaces traitées peuvent être touchées sans précaution. Pour les enfants en bas âge et les personnes vulnérables, prolongation préventive de l'aération à 2-4 heures avant retour, mesure complémentaire à 24 h, et vérification du bon fonctionnement de la VMC. Pour les animaux : mêmes consignes, retour seulement après aération complète. Pour les plantes d'intérieur : la plupart supportent une ozonisation courte, mais les variétés sensibles (orchidées, fougères tropicales) peuvent être déplacées préventivement.

Comment se mesure le monoxyde de carbone résiduel après incendie selon la norme NF X 43-554 ?

La norme NF X 43-554 définit la méthode de mesure du monoxyde de carbone (CO) dans l'air ambiant intérieur après sinistre incendie, avec protocole d'échantillonnage et seuils de référence applicables à la levée d'inhabitabilité. Le CO est un gaz incolore, inodore, hautement toxique (concentration mortelle à partir de 1 000 ppm sur exposition courte), produit par combustion incomplète de matières organiques (bois, plastiques, textiles). Après incendie, des poches de CO peuvent rester piégées dans les zones mal ventilées (combles, gaines techniques, caves, espaces clos derrière les meubles fixés), même plusieurs jours après l'extinction par les sapeurs-pompiers. Les premières interventions de désuie réveillent ces poches en mobilisant l'air, d'où le port systématique d'EPI avec cartouches A1B1E1 par nos techniciens et la nécessité d'une mesure contradictoire avant retour des occupants. La méthode NF X 43-554 prévoit la mesure par capteur électrochimique portable étalonné, sur points référencés : zone du foyer initial (point le plus chargé), pièces adjacentes, points bas (CO plus dense que l'air, stagnation au sol), conduits VMC démontables, gaines techniques. Mesures à T0 (après désuie et ventilation initiale), T+30 minutes (après ouverture complète), T+24 h si dépassement initial. Seuil ANSES de référence pour exposition prolongée en habitat : 10 ppm sur 8 heures. Seuil OMS court terme : 30 ppm sur 1 heure. Au-delà : aération prolongée et nouveau cycle de mesure jusqu'à descente sous seuil. Cette mesure est notre standard sur logement avec retour d'occupants vulnérables (enfants, asthmatiques, immunodéprimés, personnes âgées), sur bureau ou commerce avant réouverture (validation médecine du travail), sur copropriété avant levée de l'inhabitabilité décidée par la mairie ou le préfet. Documentation chiffrée avec horodatage et localisation précise, opposable à l'assurance et à l'autorité saisie. En cas de dépassement persistant malgré aération, recherche complémentaire d'une source résiduelle (poêle mal éteint, gaine bouchée, défaut VMC) et coordination avec un chauffagiste habilité gaz.

Comment fonctionne la déclaration assurance sous 5 jours ouvrés sur sinistre incendie ?

Le délai légal de déclaration sinistre est fixé par l'article L.113-2 du Code des assurances : 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre. Le délai court à partir du moment où vous avez eu connaissance objective du sinistre incendie, qui correspond généralement à la prise de connaissance par les sapeurs-pompiers ou par les autorités. Sur sinistre d'origine criminelle ou suspecte, un dépôt de plainte parallèle est recommandé. Procédure de déclaration : appel téléphonique immédiat à votre assureur ou à votre courtier pour ouvrir le dossier sous numéro, suivi d'une confirmation écrite par lettre recommandée avec accusé de réception ou par email tracé (plateforme de l'assureur), avec joindre : description circonstanciée du sinistre (date, heure, localisation, origine apparente si connue), rapport d'intervention des sapeurs-pompiers (à demander au commandement des opérations de secours, document souvent transmis automatiquement), premières photos exhaustives prises avant tout déplacement, liste préliminaire des biens endommagés, coordonnées de l'éventuel responsable identifié (voisin du dessus si propagation latérale, copropriété si origine en parties communes). En cas de force majeure documentée (hospitalisation du sinistré, voyage à l'étranger justifié), le délai peut être prorogé sur présentation des preuves. En cas de retard non justifié, l'assureur peut réduire la prise en charge proportionnellement au préjudice subi du fait du retard, ou refuser totalement si le contrat le prévoit explicitement. Notre rôle dans la déclaration : nous fournissons immédiatement dès J+1 ouvré les pièces métriques nécessaires à la qualification du sinistre par l'expert (cartographie de propagation avec témoin d'échelle, inventaire contradictoire des irrécupérables, devis ferme aux postes normalisés assurance) pour démarrer la procédure d'indemnisation. Sur sinistre nocturne ou férié, nous mobilisons l'astreinte technique en attendant l'ouverture de votre assureur, et nous préparons le dossier pour transmission dès l'ouverture des bureaux. Sur sinistre majeur, nous accompagnons votre échange avec le gestionnaire sinistre par téléphone si vous le souhaitez (procuration verbale ou écrite).

Quel est le rôle de l'expert mandaté et comment se déroule sa visite ?

L'expert d'assurance incendie est mandaté par votre compagnie au-delà d'un seuil financier interne, avec mission d'objectiver l'origine du sinistre, qualifier le périmètre indemnitaire, vérifier l'application du contrat (garanties activables, exclusions éventuelles), estimer le montant de l'indemnisation au regard de la vétusté contractuelle. Sur sinistre incendie d'origine indéterminée ou suspecte, un investigateur (recherche d'origine technique) intervient en complément pour qualifier la cause exacte : court-circuit électrique, défaut d'installation gaz, négligence (cigarette mal éteinte, bougie, fer à repasser), criminel. Déroulé type de la visite contradictoire. Convocation par email ou courrier dans les 5-10 jours suivant la déclaration, avec date et plage horaire proposées par le cabinet d'expertise. Visite sur place d'environ 60 à 120 minutes selon ampleur du sinistre. L'expert prend ses propres mesures et photos, échange avec vous sur la chronologie du sinistre, sur les mesures conservatoires prises, sur le mobilier impacté. Il nous demande nos pièces techniques (cartographie de propagation, photos métriques, inventaire contradictoire des irrécupérables, devis aux postes normalisés) que nous lui transmettons en direct ou que nous avons déjà transmises en amont. À l'issue de la visite, il rédige un rapport d'expertise transmis à votre assureur dans un délai variable (généralement 2 à 6 semaines selon complexité). Le rapport propose un périmètre indemnitaire chiffré poste par poste, avec application de la vétusté contractuelle. L'indemnisation vous est notifiée par écrit, avec délai d'acceptation ou de contestation. En cas de désaccord avec le rapport (périmètre minoré, vétusté excessive, exclusion contestable, qualification de l'origine défavorable), recours possible : demande d'expertise contradictoire (vous mandatez un expert d'assuré à vos frais ou via la protection juridique de votre contrat, les deux experts négocient et tranchent, à défaut tiers expert désigné), puis saisine de la Médiation de l'Assurance, puis action judiciaire en dernier recours. Notre dossier technique opposable est la pièce maîtresse de toute contestation, et notre coordination en amont avec l'expert lors de la visite contradictoire fluidifie le règlement dans la grande majorité des cas.

Quelle est la différence entre assurance MRH du locataire et assurance bailleur du propriétaire sur sinistre incendie ?

Sur sinistre incendie en logement loué, deux contrats sont activables avec des couvertures complémentaires mais distinctes, et la coordination entre les deux est un point technique fréquent de litige. L'assurance multirisque habitation (MRH) du locataire couvre par défaut : le contenu du locataire (mobilier, électroménager, vêtements, électronique, papiers, objets personnels), la responsabilité civile vis-à-vis du propriétaire et des voisins (clause obligatoire de la loi du 6 juillet 1989), les embellissements locatifs réalisés par le locataire (peintures, papiers peints, sols souples posés). Sur incendie, la garantie incendie de la MRH locataire couvre le contenu et le risque locatif (dommages causés à la structure du logement loué que le locataire est tenu de restituer en bon état). Déclaration sous 5 jours ouvrés. L'assurance propriétaire non occupant (PNO) ou multirisque immeuble (en copropriété) couvre par défaut : la structure du bien (murs, planchers, plafonds, cloisons d'origine), les équipements fixes (cuisine équipée d'origine, salle de bain équipée d'origine, chaudière, ballon, VMC), les éléments d'étanchéité (toiture, façades), la responsabilité du propriétaire vis-à-vis des tiers. Sur incendie, la garantie incendie de la PNO ou de la multirisque immeuble prend le relais sur la structure. Le propriétaire ou le syndic déclare son sinistre à son assureur sous le même délai de 5 jours ouvrés. Sur sinistre incendie d'origine identifiée, la qualification de la responsabilité est clé. Origine imputable au locataire (négligence, défaut d'entretien d'appareil personnel, cuisine mal surveillée) : prise en charge par l'assureur MRH locataire au titre du risque locatif, avec recours possible par l'assureur du propriétaire en cas de carence. Origine imputable au propriétaire (vétusté installation électrique sans entretien, chaudière non entretenue, défaut d'étanchéité ayant favorisé un court-circuit) : prise en charge par l'assureur PNO. Origine venant d'un voisin par propagation : prise en charge par l'assureur du voisin responsable au titre de la responsabilité civile. La convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immobiliers) organise le partage entre les deux assureurs sur sinistres immeuble en cas de doute. Notre dossier technique (cartographie de propagation, identification du foyer initial, inventaire des supports impactés) permet de qualifier rapidement la garantie applicable et d'éviter les blocages.

Faut-il quitter le logement pendant les travaux post-incendie et quel est le rôle du relogement temporaire ?

Quasi systématiquement oui, pour des raisons cumulatives techniques, sanitaires et logistiques. Raison technique : l'ozonisation impose le vide total de la zone traitée pendant tout le cycle (3 à 7 jours selon ancrage des COV), zone obligatoirement confinée et inaccessible. Sur sinistre étendu impactant plusieurs pièces avec ozonisation simultanée, l'ensemble du logement devient inhabitable pendant la phase chimique du chantier. De plus, l'aspiration HEPA H13 et la désuie multi-protocole génèrent du bruit et des particules en suspension pendant les opérations : impraticable en parallèle d'une vie domestique. Raison sanitaire : la qualité de l'air intérieur post-sinistre incendie n'est pas conforme aux normes de salubrité avant fin du chantier et validation par mesures (CO selon NF X 43-554, ozone résiduel, COV, particules fines). Le maintien des occupants en logement non décontaminé expose à l'inhalation prolongée des HAP cancérogènes, COV ancrés et particules ultrafines, avec risques particulièrement aggravés pour les enfants en bas âge, les asthmatiques, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées. Raison logistique : la dépose sélective des matériaux irrécupérables, le confinement plastique, l'installation des déshumidificateurs en parallèle (eau d'extinction), les passages techniques quotidiens des équipes rendent la cohabitation impraticable et risquée (chutes, contact avec biocides). La garantie frais de relogement de votre contrat MRH ou PNO couvre les frais de relogement temporaire des occupants pendant la durée du chantier post-sinistre, sur présentation de justificatifs (factures d'hôtel, location courte durée, hébergement chez un tiers avec attestation). Plafond contractuel variable, généralement de 500 à 1 500 euros par jour ou plafond global mensuel. Durée de prise en charge variable, souvent 30 à 90 jours, parfois plus sur sinistre majeur avec reconstruction. La garantie perte de loyer (pour le bailleur) couvre la perte de revenus locatifs pendant la période d'inhabitabilité, sur présentation du bail en cours et de notre attestation chef de chantier signée d'inhabitabilité temporaire. Plafond généralement de 1 à 6 mois de loyer. Notre attestation est rédigée au format opposable à votre gestionnaire sinistre. Sur sinistre majeur nécessitant reconstruction, durée de prise en charge prolongée. Vérifiez systématiquement vos garanties relogement et perte de loyer dans votre contrat avant le sinistre, et conservez tous les justificatifs originaux.

Le test ATP est-il aussi utile en post-incendie qu'en sinistre biologique ?

Le test ATP (Adénosine Triphosphate, marqueur de matière organique vivante) est principalement utile en post-incendie sur les zones impactées par l'eau d'extinction des sapeurs-pompiers, où le risque biologique secondaire est avéré : eau stagnante chargée en matière organique mobilisée par les flammes (résidus de textiles, isolants, peintures), favorisant le développement bactérien et fongique en 48-72 heures. Sur ces zones, prélèvement ATP par luminométrie en sortie de chantier sur points référencés (sol des zones imbibées, plinthes saturées, fond de placards humides, conduits VMC ayant collecté des eaux d'extinction), avec seuil hospitalier de référence (30-100 URL). Mesure objective opposable à l'ARS, à l'assurance, au syndic et à la médecine du travail en cas de bureau ou commerce avant réouverture. Sur les zones purement impactées par la phase chimique sans eau d'extinction (combles, étages supérieurs touchés par fumée seule, pièces voisines), le test ATP est moins pertinent : la priorité est la mesure de la qualité de l'air (CO selon NF X 43-554, ozone résiduel, COV, particules fines PM2,5/PM10) et le test olfactif contradictoire en sortie d'ozonisation. Sur sinistre commercial avec contact alimentaire (boulangerie, restaurant, épicerie), test ATP systématique en zone de préparation et en zone de stockage avant réouverture, exigence sanitaire DDPP pour la levée de la fermeture administrative éventuelle. Notre standard sur sinistre incendie consolidé : mesures combinées qualité de l'air (CO, ozone, COV) sur l'ensemble des zones traitées, et tests ATP ponctuels sur zones imbibées eau d'extinction et sur zones alimentaires. Documentation chiffrée avec horodatage et localisation précise, opposable. Attestation de salubrité signée par le chef de chantier, archivée 5 ans, recevable par l'ARS en levée de mise en demeure éventuelle, par le syndic en clôture de procédure copropriété, par l'assurance en dossier d'indemnisation.

Quels sont les délais habituels d'indemnisation et de fin de chantier sur sinistre incendie ?

Les délais varient significativement selon l'ampleur du sinistre, la complexité de l'expertise, la disponibilité des entreprises de reconstruction si nécessaires, et la rapidité des compagnies d'assurance. Sinistre incendie localisé (cuisine seule, chambre seule, surface inférieure à 20 m²) : durée de chantier de désuie + ozonisation 5 à 10 jours, expertise et règlement assurance 2 à 4 mois, fin complète de la remise en état initiale dans les 3-5 mois suivant le sinistre. Reconstruction éventuelle (cloisons, plafonds, peintures) ajoute 1-2 mois. Sinistre incendie étendu sur plusieurs pièces : durée de chantier de désuie + ozonisation 10 à 20 jours, expertise et règlement 3 à 6 mois, fin complète 6-9 mois. Reconstruction lourde possible avec reprise des cloisons, des plafonds, parfois des planchers : durée totale jusqu'à 12 mois sur sinistre majeur. Sinistre incendie majeur (étage entier, maison entière, immeuble) : durée de désuie + ozonisation 3 à 6 semaines, expertise complexe 4 à 9 mois, reconstruction 6 à 18 mois, fin totale possible à 18-24 mois post-sinistre. Facteurs accélérateurs : dossier technique opposable transmis dès J+1, coordination directe avec l'expert pendant la visite contradictoire, pas de désaccord sur le périmètre indemnitaire, garantie valeur à neuf activable, garantie frais de relogement et perte de loyer permettant aux occupants de patienter sereinement. Facteurs ralentisseurs : déclaration tardive, contestation sur l'origine du sinistre (suspicion d'imprudence, défaut d'entretien), désaccord sur la vétusté contractuelle, sinistre copropriété multi-assureurs nécessitant arbitrage IRSI ou BIM, reconstruction nécessitant intervention de plusieurs corps de métier non coordonnés. Notre dossier technique opposable transmis dès J+1 et notre coordination directe avec l'expert d'assurance dans la durée raccourcissent significativement les délais : c'est notre standard.

Que se passe-t-il en cas de refus d'indemnisation par l'assureur après incendie ?

En cas de refus partiel ou total d'indemnisation par votre assureur incendie, plusieurs recours sont mobilisables en cascade, sans frais initiaux, à condition d'avoir un dossier technique opposable. Étape 1 : courrier de contestation argumenté à votre assureur, par lettre recommandée avec accusé de réception, dans le délai contractuel (souvent 2 mois après notification du refus). Le courrier doit présenter les éléments contredisant la motivation du refus : nouveau diagnostic technique, pièces métriques complémentaires, témoignages, photos manquantes. Notre dossier technique transmis dès J+1 (cartographie de propagation, photos métriques, attestations biocides, BSD, mesures qualité de l'air) constitue la base de cette contestation. Réponse de l'assureur dans un délai contractuel. Étape 2 : saisine de la Médiation de l'Assurance (ou médiation FFSA) gratuitement, sans avocat obligatoire. Conditions : avoir adressé une réclamation écrite à l'assureur et avoir reçu une réponse écrite et motivée. La médiation est accessible via le site officiel www.mediation-assurance.org ou par courrier. Délai d'instruction 90 jours en moyenne. L'avis du médiateur est juridiquement non contraignant pour l'assureur, mais suivi dans environ 80 % des cas par les compagnies signataires de la convention. Notre dossier opposable est la pièce maîtresse de la défense de votre position : sans courbes hygrométriques, attestations d'ozonisation, BSD, le médiateur ne peut pas trancher en votre faveur. Étape 3 : saisine du Bureau Information Médiation (BIM) sur sinistre relevant de la convention IRSI ou de la CFDS pour la partie dégât des eaux liée à l'extinction. Arbitrage entre assureurs concernés. Procédure gratuite. Délai 60-90 jours. Étape 4 : action judiciaire devant le tribunal compétent (Tribunal judiciaire si enjeu supérieur à 10 000 euros, sinon Tribunal de proximité). Délai de prescription 2 ans à compter du sinistre (article L.114-1 du Code des assurances). Procédure plus longue (1-3 ans) et engageant des frais d'avocat partiellement couverts par la protection juridique de votre contrat MRH. Notre dossier technique est versé aux débats comme pièce probante. Étape 5 : sur sinistre d'origine criminelle ou de malveillance, parallèle pénal possible (dépôt de plainte avec constitution de partie civile), qui peut interrompre la prescription civile et activer des indemnisations complémentaires (FGTI pour les victimes d'incendie volontaire). Notre rôle dans toute cette procédure : mise à disposition du dossier technique, témoignage technique éventuel à la demande, accompagnement dans la rédaction des courriers de contestation, mise en relation avec des experts d'assurés si nécessaire.

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